Éditorial

L’an neuf est arrivé et, avec lui, les bonnes résolutions.

Plutôt que des résolutions individuelles, jamais (ou si peu) tenues, et si vous vous engagiez à mettre en place certains changements au sein de votre cabinet cette année?

Nul n’ignore plus la réalité du réchauffement planétaire et l’importance de lutter contre les changements climatiques induits par celui-ci.

Dix-huit des années les plus chaudes jamais enregistrées l'ont été au cours des deux dernières décennies et les phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les feux de forêt, les vagues de chaleur et les inondations, deviennent plus fréquents aussi bien en Europe qu'ailleurs[1].

L’Union européenne s’est fixé pour objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40 % (par rapport à 1990) d’ici à 2030 et de devenir climatiquement neutre d'ici à 2050.

Ces objectifs ne se réaliseront pas tout seuls et vont demander des adaptations de la part de chacun d’entre nous. Plutôt que de subir le changement, soyons-en acteurs !

Le Barreau de Liège en est conscient et a ainsi récemment créé une nouvelle commission, consacrée à l’environnement. Nul doute que cette commission aura à cœur d’aider les avocats à opérer une transition vers un mode de fonctionnement plus durable.

Par ailleurs, même le plus frileux des climato-septiques doit admettre que nous avons tous intérêt à vivre dans un environnement sain et le plus propre possible.

Comment agir au niveau de son cabinet ? Florilège non exhaustif des possibilités :

  • Prévoir suffisamment de poubelles, dans les bureaux et les pièces communes, pour permettre un tri efficace des déchets ; à cet égard, rappeler à ses collaborateurs et associés ce qui va et ne va pas dans chacune d’elles (attention, cela a changé depuis le 1e décembre 2019 !) ;
  • Profiter de la fameuse taxe poubelle pour réclamer à la Ville des sachets verts, ou un container, pour les déchets alimentaires ;
  • Investir dans un vélo (pourquoi pas électrique ?) pour éviter de contribuer aux embouteillages à venir avec les travaux du tram ; à cet égard, le Barreau pourrait soutenir les cabinets en sollicitant l’installation de plus de râteliers dans la cour de l’ancien palais, voire de parkings sécurisés pour les vélos dans les différentes ailes du palais ;
  • Offrir à ses collaborateurs une fontaine à eau, ainsi que du thé et du café en vrac, plutôt qu’en sachets individuels ;
  • Offrir à ses clients des boissons locales et dans des contenants en verre, plutôt que des bouteilles individuelles en plastique d’une multinationale ;
  • Investir dans du double-vitrage et baisser la température d’un degré dans les pièces (mettre un pull, c’est possible) ;
  • Réduire sa consommation de papier ou, à tout le moins, changer le papier dans l’imprimante pour du papier recyclé;
  • Etc.

Ce ne sont peut-être que de petites actions mais, comme disait Bénabar : « C’est l’effet papillon : petites causes, grandes conséquences » !

Florence Natalis et Elisabeth Kiehl