Silvia Cazzetta: 20 ans au service de l'Ordre

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Qui au Barreau n'a jamais reçu de mail envoyé par une certaine Silvia Cazzetta?

Poser la question, c'est un peu y répondre.

Elle fait partie du quotidien de notre Ordre depuis un peu plus de 20 ans.

Avec la discrétion qui la caractérise, Silvia Cazzetta a fêté ses 20 ans de carrière sans bruit, à la fin de cette année 2016.

L'Open Barreau a souhaité en savoir plus au sujet d'une personne qui joue un rôle essentiel dans le fonctionnement de notre Ordre.

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Silvia Cazzetta  - côté privé

Pierre Bayard : Si votre nom est connu de tous au sein de notre Barreau, force est de constater que nous connaissons peu de chose de vous. Quelques questions simples permettraient aux avocats de mieux vous connaître!

D'où venez-vous ?

Silvia Cazzetta (SC) : J’ai passé toute mon enfance à Vivegnis, ensuite quelques années à Saive avec mon conjoint avant de construire notre maison à Housse (Blegny), certainement mon plus grand défi : construire une maison avec juste l’aide d’un (très bon) professeur en maçonnerie.

Quelle est votre formation ?

SC: Accrochez-vous : je suis secrétaire médicale avec une spécialisation en qualité de technicienne d’électro-encéphalogramme.

Avez-vous des enfants ?

SC: Oui - une fille de 12 ans, Pauline, et un garçon de 10 ans, Adrien.

Quel est votre trait de caractère principal ?

SC: Ma bonne humeur, je crois.

  Votre plus grand défaut ?

SC:  (On a droit à des jokers ou faire appel à un ami ?)

D’après mon entourage, un peu trop perfectionniste par moment… ou trop exigeante…

Votre passion ?

SC: Vivre et profiter de chaque instant.

Voyager : découvrir des régions, des pays et d’autres cultures.

Cuisiner aussi et surtout recevoir : tout est prétexte pour réunir toute la famille (on est une bonne trentaine et on démarre (presque) tous au quart de tour… ambiance assurée).

Je ne compte plus les soirées mémorables avec les amis.

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Silvia Cazzetta – côté professionnel

  • Il y a un peu plus de 20 ans, vous avez rejoint l’Ordre du Barreau de Liège… comment votre chemin professionnel a-t-il croisé celui du Barreau ?

SC:  Je terminais un remplacement au secrétariat de la Clinique Notre-Dame à Hermalle, lorsque j’ai répondu à une petite annonce dans un journal local : « cabinet d’avocats en région liégeoise recherche secrétaire ». J’ai été reçue par Monsieur le bâtonnier Luc-Pierre Maréchal, il n’était pas encore bâtonnier à l’époque, et Maître Claudine Leyboff, secrétaire permanente, à la salle 7 de la bibliothèque.  Eric Franssen m’a ensuite fait passer un test informatique, mais l’ordinateur n’avait pas de souris (tandis qu’Eric avait une moustache et des cheveux, cela dit en passantJ) mais j’ai quand même réussi le test puisque à peine rentrée chez moi, à Vivegnis, Monsieur le bâtonnier Maréchal me téléphonait pour m’indiquer que j’avais le poste.

Mon premier jour de travail, je l’ai passé avec Sylvie Dufranne (très enceinte…) qui m’a expliqué en une matinée tout le fonctionnement du, à l'époque, BCD.  L’après-midi, j’ai juste pu faire les urgences. L’horreur, je n’avais pas fait la moitié du boulot ! J’ai passé une grande partie de ma soirée à relire toutes mes notes et me demander dans quoi je m’étais fourrée.

Le deuxième jour, ça allait déjà mieux.

  • Quelle était votre image du Barreau lorsque vous êtes arrivée ? A-t-elle évoluée ?

SC: Ce fut une découverte puisque je me destinais à un monde médical et non juridique.

J’en avais une image très sérieuse, mais j’ai découvert que l’avocat n’était pas aussi austère que ce qu’il paraissait, grâce notamment aux bâtonniers avec lesquels j’ai eu la chance de travailler.

  • Comment pourriez-vous décrire votre travail de secrétaire du Bâtonnier ?

SC:  Il y a le travail de base, qui est la gestion des dossiers de « petite déontologie », une petit millier par an et, dans les grandes lignes : les dossiers de principe, le suivi dans les dossiers d’AVOCATS.BE et tout le côté protocolaire, avec l’organisation des réunions annuelles  et ponctuelles, et autres manifestations  de l’Ordre. C’est un travail très varié et enrichissant du fait qu’il me permet d’avoir beaucoup d’échanges que ce soit avec le monde de la magistrature, les avocats, et les acteurs extérieures au monde judiciaire. Sans oublier bien sûr mes collègues, puisque ce qu’ils font ont des répercussions au niveau de mon travail, à certains degrés, parfois pour des dossiers en particulier, qui peuvent devenir des dossiers de principe.

  • N’êtes-vous pas une sorte de fil rouge entre les Bâtonniers successifs ainsi qu’entre les différents CO ?

 SC:  En effet, au fil des années, j’essaie de maintenir une certaine « feuille de route », qui est agrémentée selon les souhaits et volontés du bâtonnier et du conseil de l’Ordre en exercice.

 

  • Vous changez d’employeur tous les 2 ans… et donc de modus operandi… et pourtant vous n’avez pas quitté le navire.

SC:  Je suis tenace… :-)

Est-ce la preuve d’une certaine faculté d’adaptation, nécessaire pour accomplir votre métier?

Indéniablement, la secrétaire -du bâtonnier surtout- doit pouvoir s’adapter.

Un jour, un bâtonnier m’a comparé à un chat (il se reconnaîtra certainement), j’ai répondu par la négative, mais réflexion faite, il n’avait peut-être pas tout à fait tort…

J’ai la chance d’avoir des patrons qui m’ont fait, et me feront encore je l’espère, assez confiance que pour me permettre une certaine autonomie, et pour cela, je les en remercie tous très sincèrement !

Ainsi, depuis quelques mois, je m’investis dans le projet d’AVOCATS.BE relatif au logiciel de gestion des Ordres, et plus particulièrement la gestion des dossiers et des courriers.  Eric Franssen s’est également fortement investi dans ce projet.

J’ai pu rencontrer et discuter avec des collègues d’autres barreaux. Nous avançons bien dans ce projet, et j’espère que ce logiciel  facilitera notre travail dans la gestion quotidienne des Ordres.  En tout cas, c'est assez prometteur… On a bon espoir  !

  • N’est-ce pas difficile de devoir s’adapter aux personnalités et aux différents projets menés par chaque bâtonnier ?

SC: Ce n’est pas évident, certainement plus facile avec certains qu’avec d’autres, mais jamais insurmontable.

C’est justement ce qui me plait : mon travail évolue avec les bâtonniers, et leurs projets, parfois dictés par l’actualité, parfois une « envie personnelle » du bâtonnier en exercice. Mais à chaque fois des nouveautés qui permettent ...vais-je oser le dire...de ne pas s’ennuyer au travail si je puis dire.

A chaque nouveau bâtonnat, je me remets en question et je vois comment il (ou elle) souhaite travailler et perçoit sa fonction, ensuite je m’adapte et en avant !

  • Quel est votre meilleur et votre pire souvenir dans l’exercice de votre métier ?

SC:  Mon meilleur souvenir ? Il y en a plusieurs, mais si je dois choisir absolument un, je dirais mon entrée en fonction au sein du barreau : j'ai des supers collègues, et un travail qui me plait ; un luxe de nos jours !

Je vis une très belle aventure humaine et professionnelle.

Employés terrasse Pilori

Pour mon pire souvenir, je me permets de me retrancher derrière mon secret professionnel.

  • Quel regard portez-vous sur l’évolution de la profession d’avocat dont vous êtes une observatrice privilégiée ?

SC:  D’un point de vue pragmatique, j’ai constaté que, même si 20 ans, ce n’est pas grand-chose c’est assez pour que certaines règles (de base) de la déontologie se perdent en chemin -ou sont difficilement assimilables- chez certains jeunes avocats.

Il y a également beaucoup de bouleversements avec les nouvelles technologies, des manières de travailler qu’il faut modifier et adapter.

Interview du 20.02.2017

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